Romain Biesemans : Une future nostalgie démocratique?

Le « mouvement antisystème », terme anciennement utilisé pour nommer la gauche hostile au capitalisme désigne aujourd’hui ces mouvements populistes. Majoritairement de droite, ils luttent contre le néolibéralisme (conséquence d’une politique centriste menant à la dérégulation et à la l’anéantissement des gains de l’état providence) en défendant notamment le droit de souveraineté mais aussi en attaquant la libre circulation et la monnaie unique, œuvre de l’oligarchie bureaucratique européenne. Les causes de cette difficulté qu’a la gauche à rallier les foules peut s’expliquer par son lien qu’elle entretient avec la migration en plus de son radicalisme encore assez doux qui ne plait pas aux populations d’Europe occidentale nageant entre peur et désespoir. Cette population précarisée subit donc l’influence d’un populisme de droite réveillant une xénophobie forte. Le combat s’annonce rude à l’avenir pour les démocrates européens car l’émergence de leader comme Trump et de populistes européens pourraient convertir cette peur du changement que ressent une certaine frange des européens en haine envers le système actuel et se clôturerait donc en un rejet de la démocratie.

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