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Mathilde – « Terrorisme islamiste », une nouvelle rubrique dans Le Soir

Voilà une dizaine de jours que nous sommes Charlie. Dix jours, c’est long et, avec le temps, nous nous décharlisons insensiblement. « Julie a changé sa photo de profil », me dit-on sur Facebook. Et Julie de réapparaître, tout sourire sur la plage de ses vacances, après 10 jours de deuil sous la fameuse bannière noire « Je suis Charlie ». La vie reprendrait-elle le dessus sur les réseaux sociaux avec son cortège de chatons, gamins sous la neige, joyeux anniversaires et cupcakes sans gluten? Pas vraiment. Julie, avec sa bonne bouille bronzée, tient quand même à nous rappeler que ça y est, évidemment, nous sommes tombés dans la « dérive sécuritaire ». Et de ne pas être d’accord, Julie. Parce que c’est ça aussi, être Charlie: ne pas être d’accord et avoir le courage de le dire à ses amis Facebook. Not afraid!

Alors, qu’en est-il de la dérive sécuritaire? En Une du Soir, je lis « Sécurité: Charles Michel mobilise les grands moyens ». 7 pages spéciales, nous promet-on dans une bulle bleue. A l’intérieur, je découvre une nouvelle rubrique, sur les huit premières pages (il y en a huit, pas sept, mais il ne fallait pas trop nous effrayer dès la Une. « Pas de panique » a dit Charles Michel hier sur le plateau de la RTBF après avoir annoncé la descente de l’armée dans les rues). Désormais, aux côté de la Belgique, du Monde, de l’Economie ou des Sports, on trouve le « Terrorisme islamiste ». Bon, et il y a quoi, dans cette rubrique? A part le Kroll, pas de quoi rire. Sur les photos, des flics. Bien armés, bien équipés, au besoin cagoulés. Pas de panique, on a dit, nos « forces de sécurité » sont en bon ordre de marche. Sur d’autres photos, nos politiques. Une brochette de mecs en conférence de presse, visage sérieux, cravate serrée, le terrorisme c’est pas une affaire de gonzesses. La seule photo souriante, c’est celle de deux djihadistes en Syrie, lunettes de soleil, cheveux au vent et kalachnikov.

Et puis, ça et là, une Audi A4, la nouvelle Corsa, la Ford C-Max. Elles brillent, promettent des « gadgets technologiques », des « options luxueuses », « l’excellence allemande à la portée de tous », des « conditions Salon exceptionnelles ». Voilà une dizaine de jours que nous sommes Charlie, et la vie reprend le dessus.

 

Emmanuelle / Nous sommes tous Charlie. Plus ou moins

« Nous sommes Charlie », mais pas tous, ni  avec la même vitesse ni la même intensité. Les manifestations dans des pays musulmans l’ont montré, et même en Europe, un tour d’horizon de la presse et des médias sociaux montre des perceptions finalement différentes.

J’étais presque choquée, le soir et le lendemain de l’attentat de Charlie Hedbo, de voir des posts sur d’autres sujets…

(suite…)

Axelle – Charlie aux 4 coins du monde

Qui se cache derrière ce Charlie ou plutôt ces Charlies aux 4 coins du monde?

Mais tous ces articles venant d’Europe, du Moyen-Orinet, d’Asie (où sont passées l’Amérique latine et l.Océanie?)  me donnent lés tournis…  Les lire tous? Oui, sinon pourquoi lire le Courrier international. Oui, ce serait l.idéal pour me faire mon opinion, pour m’ouvrir à des visions d’autres cultures, pour trouver des réponses àe mes questions. Mais comment le Courrier international choisit ces articles? Quels sont leurs critéres dans le cadre de la liberté d’expression?

 

 

,  non lesquels choisir sur quels critères

qui analysent ces actes terroristes à quelques pas de chez nous, les différentes causes possibles, les choix politiques à faire

Emmanuelle – Mes vizinhos*

Ana et Paulo sont nos voisins à la maison au Portugal. Pour eux aussi c’est une résidence secondaire. Il est grand et se tient très droit. Il fait son jogging le matin et joue au golf. Elle a toujours des cheveux superbes et un maquillage qui met en valeurs ses yeux verts et son bronzage.

Elle a appris à faire des macarons toute seule. Elle en fait pour les anniversaires de leurs 2 fils. Elle a un livre énorme de Pierre Hermé seulement sur les macarons. Quand nous nous apercevons, nous passons régulièrement une heure à parler chocolat et pâtisseries par-dessus la barrière qui sépare nos deux jardins. Ses macarons au chocolat sont meilleurs que ceux de bien des professionnels.

Parfois elle se dit qu’ils devraient prendre des postes à l’étranger pour l’ouverture d’esprit de leurs enfants. En tous les cas, il lui semble indispensable qu’ils étudient à l’étranger.

Tous les deux parlent fort.

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O Gonçalo e a Conceição sont mes voisins du premier à la Madragoa, à Lisbonne. Gonçalo s’occupe de vider ma boîte aux lettres en mon absence. La dernière fois que l’on s’est vus, il m’a dit : « Vous ne recevez jamais de courrier, vous n’avez donc pas de dettes ?!! » de son rire immobile d’octogénère. « Je gère tout par email, » lui ai-je expliqué. Il était vendeur d’automobiles. Il a un crâne chauve, rond et doré, dont je vois toujours le dessus quand on fait la conversation.

Conceição m’appelle « minha Querida », ou bien « Filha » avec le large sourire de son dentier régulier. Parfois quand je monte les escaliers, elle ouvre la porte. « C’est moi que vous attendiez ? » je demande. « Non, je croyais que c’était mon mari. Il est allé au supermarché. Il marche lentement, le pauvre. » Attendre son époux et, quand il arrive, lui ouvrir la porte. Je trouve ça tellement mignon. Ils se taquinent beaucoup.

D’autres voisins m’ont dit qu’ils se disputent souvent. Elle lui crie dessus, alors il sort et va faire un tour dans le quartier.

Leur fils est à leur charge. Il est sans emploi depuis 7 ans.

Nos voisins de palier à Bruxelles sont un couple d’Italiens. L’hiver elle porte un chapeau de feutre rond avec un ruban. En semaine ils sortent vers 8h45 et rentrent tard le soir. Je le vois à travers le judas, sortir de l’ascenseur avec sa mallette de cuir noir.

Le samedi ils sortent vers 5h00 du matin. Un taxi les attend devant l’immeuble. Ils rentrent tard le dimanche soir. Je crois qu’ils vont en Italie du Nord où vivent encore leurs deux mamans, malades. L’une d’entre elle a été ici quelques semaines. Désorientée, elle sonnait à notre porte et me racontait des choses en italien. Un jour après une de ses incursions et pensant qu’elle voulait faire connaissance, j’ai sonné à mon tour pour lui offrir quelques oreillettes provençales que mes parents m’avaient envoyées. C’est là que son fils m’a dit qu’elle souffrait d’Alzheimer, en s’excusant plusieurs fois. Je n’ai pas bien compris de quoi. Il semble qu’elle me prenait pour sa fille.

Quand par hasard le matin nous prenons l’ascenseur ensemble, il nous dit toujours : « Vous vous plaisez ? La vue est magnifique, n’est-ce pas ? »

Nous aussi, on adore la vue.

*Os meus voisins
NB: Les prénoms ont été changés…

Emmanuelle – Une jeune Suédoise pour consoler François Hollande

Ce matin François Hollande, le président des Français, peut se regarder un peu plus droit dans les yeux de son miroir. Non seulement il connaît un répit -maigre- dans son impopularité, à 16%, mais une jeune Suédoise l’a rejoint. Il peut même se féliciter d’avoir démarré son mandat avec 55% de popularité et d’avoir mis 21 mois avant de voir celle-ci chuter à 20%, le niveau de celle de cette Suédoise.

En effet, selon le baromètre politique trimestriel de La Libre-RTBF publié ce matin, la « Suédoise », nom du gouvernement de coalition au pouvoir en Belgique  depuis 2 mois –car c’est bien d’elle dont il s’agit- fait face à la plus forte impopularité jamais affrontée par un gouvernement belge à ce stade de son mandat. Seulement 20% des Belges se font une bonne ou très bonne opinion de son action, selon le baromètre.

Cliché : Les Belges gagnent à être connus, alors que les Français déçoivent lorsque l’on voit au-delà de leur célèbre vantardise. Illustration dans le domaine politique.

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En France, chacun sait que les hommes et femmes politiques commencent leur mandat avec la meilleure opinion qu’ils n’auront jamais auprès du public, et que leur mandat ne voit qu’une lente descente dans les sondages –une dégringolade dans le cas de François Hollande. En Belgique c’est le contraire. Sans doute car le Belge gagne à être connu. En effet, la presse belge, dans un article de La Libre intitulé “L’indice de confiance des gouvernements au plancher”, souligne ce matin comme la chose la plus naturelle que le gouvernement a “5 ans pour créer une opinion favorable autour de son travail”. Travailler donc, pour gagner l’estime de ses concitoyens.

Et d’expliquer la méthode. Les gouvernements Belges ont un truc pour que cela fonctionne. C’est pour cela aussi que le Belge gagne à être connu : il est plus malin qu’il le donne à penser au premier abord. La raison vient un peu plus loin dans ce même article : “Au final sa cote devrait remonter. En particulier en fin de législature où des mesures plus populaires devraient être adoptés (réforme fiscale notamment) pour peu que les finances publiques le permettent.” Le gouvernement belge, donc, commence par les mesures impopulaires et garde les plus populaires pour la fin, quand il s’agit d´être éventuellement réélu.

Voilà une suggestion pour François Hollande, à qui tous les espoirs de popularité sont finalement permis puisqu’il a démarré son mandat si haut dans les sondages : adopter une mesure populaire. Mais pourquoi donc les réformes fiscales qu’il a mises en place ne le sont-elles pas ?

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Rien ne va plus faites vos jeux.  Les pratiques financières dignes du casino induites par le monde financier a contaminé le monde politique qui manque de rigueur de vision de courage et d éthique  imposent aux populations des restrictions sociales de tout ordre sous le couverte d une crise financière probablement orchestrée.. Les règles de jeux du monde financier qui ont pourtant prouvé leurs limites s imposent de façon croissante dans le quotidien et leur échec cuisant est capté par la population qui rejettent les politiciens devenus des rois nus depuis la crise financière dont souvent ils étaient souvent les gestionnaires incompétants. Alors comme tout animal qui souffre l’animal politique devient agressif et le citoyen qui a peur devient lui aussi imprévisible et dangereux. Il est intéressant de noter les deux mesures que le premier ministre avait annoncé sabrer dans la sécurité sociale et investir dans le dipositif securitaire. Face a ce constant le repli sur soi est le premier réflexe naturel. Mais c’est insuffisant….

 

Cláudia – 50% of the belgians don’t trust their government.

Belgian citizens think that their governments are not trustworthy according to the most recent survey published last friday by La Libre, a french centre right newspaper.

The numbers  speak for themselves – 50% to 35%, depending if they are wallon or flemish think their government is bad or really bad. The same feeling, although with different figures, goes for the regional governments.

This is an historical result, never the numbers have been so high. Even the citizens that voted for the parties that are now on the government don’t seem to trust them now.

Besides the citizens that think their governments are not trustworthy, there is also a big percentage (15% to 19%) that answer that these governments are not bad nor good, and around 13% don’t have any opinion. So, one could say that almost 30% of the belgians lost their interest on politics. And this is much more worrying, since it means that these citizens are already in another level, the one of the disbelief on the political system.

We have always made jokes how the belgians could survive so many times, and for such a long periods without government. Off course we always see things accordingly with our own measures. Coming from a country where the level of concentration of powers and competences on the national government is so so high, the mere hypothesis of not having a government even for a week is unthinkable. That’s probably the reason why this belgian peculiarity was always on some of our minds, as a wishful thinking. Kind of: « if they can survive, why couldn’t we? »  However nowadays this is taking a really different perspective. As the disbelief on politics is raising everywhere. This is not only a nice joke. This is really serious.

Citizens are resign from their statute. They don’t trust politics neither politicians, and they are giving up on having opinions, making decisions. But politics are all about citizens decisions and choices. Giving up is also making choice, is letting the others decide by you. If you don’t trust politics, you need to change it, and change them. If you don’t trust the current system you need to change it. At least try it. Otherwise, you are letting all the decisions on the hands of a growing fewer.

 

 

 

AE Les gouvernements belges, on y croit? Pas du tout !

Selon le tout récent sondage de La Libre Belgique, seulement 1 belge sur 5 d’entre nous fait confiance au nouveau gouvernement.

Le scepticisme des belges enquettés, 2779 pour être précise, que ce soit au Nord, Sud ou Centre du pays, reflète le plus grand manque de confiance dans l’histoire des gouvernements belges.

Une question de temps? c’est peut-être trop tôt, mais le manque de confiance dans les dirigeants et dans les parties étonne.

La « suédoise » ne séduit vraiment pas les Belges ; le feras-t-il Maggie De Block ? En tant que préférée par ses bonnes compétences, pourrait-elle nous sortir de la situation ?

Après Borgen, la « Suédoise » : une fiction corrosive plus vraie que nature (Astrid)

Le jour où Ernst Peter, après son jogging matinal, ouvre les yeux sur le sondage le plus explosif de l’histoire dans la Libre, les dès sont jetés. Le divorce entre les citoyens et le gouvernement est consommé. Avec 20%, la confiance a touché le fond. En Europe, les mêmes chiffres s’affichent, tout semble fini. C’est pourtant là que tout commence.

Tout commence, oui, mais dans un climat de morosité ambiante. Le moral des ménages est au plus bas en cette période de fête qui s’annonce. Ernst Peter est en crise, comme le pays qu’il dirige et le roman cible l’affrontement des égos qui sévit dans chaque famille politique. Cependant, nous sortons assez vite du cénacle gouvernemental, pour suivre les péripéties de 3 familles, wallon, bruxelloise et flamande. A travers, ces personnages, des situations éclairent avec justesse, le poids du politique et de l’économie sur nos vies.  Chez les Bruxellois, par exemple, c’est Fanny. Fanny a 19 ans. « On est pas sérieux quand on a 17 ans. » a dit Rimbaud. Mais Fanny, si. La pression que Fanny supporte dans sa vie quotidienne est inversement proportionnelle à la vie de ses parents, plutôt aisés. Elle n’a pas eu les résultats espérés à ses examens, et nous suivons comment ces éléments, vont créer dans son entourage un climat anxiogène.