Mathilde – La quoi? La littérature belge!

Ce n’est ni un gros mot ni un belgicisme. Une réalité? Peut-être, mais bien planquée.

Quand tu ouvres la presse d’information générale, et même la presse culturelle, et même si elle est belge (ok, on pourra prochainement écrire un autre article intitulé: la quoi? la presse culturelle belge!) et que tu cherches, oh pas grand chose, tu es modeste, tu cherches une rubrique livres, ou une page livres, ou un encadré livres, tu trouves:

– rien, parce que tu as ouvert le journal d’aujourd’hui mardi et que le supplément livres c’est le week-end ou le lundi.

ou:

– un dessin de presse sur l’islamophobie avec Michel Houellebeck dessus.

ou:

– un article sur le bouquin d’une blogueuse adolescente qui réécrit les aventures d’un célèbre vampire touche-pipi (et qui a été lu plus d’un million de fois).

Tu te dis que peut-être en télé? Tu te tapes tout le prime-time, tu te pinces les joues pour ne pas t’endormir et vers 23 heures tu vois des gens qui parlent de livres, touchent des livres, côtoient des bibliothèques. Enfin ça y est: tu es tombé sur la rediffusion d’une émission consacrée au précédent bouquin de la lauréate du Goncourt.

Alors elle est où, la littérature belge? C’est simple: là où tu sûr de ne pas la trouver. Sur les tables des recoins obscurs des librairies, dans les couloirs des ministères, dans les événements avec 3 chips au buffet où tu n’es pas invité. Elle est aussi juste à côté de toi, parce que ta voisine du dessus est auteure, parce que son livre est à une poignée de main de ta table de chevet, parce qu’elle parle ta langue, ton pays, tes souvenirs d’enfance.

Moi, je suis ta voisine du dessus. Viens, on va bouffer des chips et on va lire des livres.

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