en marche vers les fronts nationaux?

La tour Eiffel n’a jamais été aussi proche de l’Atomium. Depuis des mois, la campagne présidentielle française ravive les passions dans notre petite Belgique. Face à la consécration de l’ultralibéral Emmanuel Macron et de la nationaliste Marine le Pen, plusieurs leçons sont à tirer de cette campagne. Tout d’abord la France connaît des clivages notamment entre ville et campagne, entre les gagnants de la mondialisation et les perdants. Dans des régions comme l’Alsace ou l’Aisne, victimes collatérales de la délocalisation, Emmanuel Macron n’a pas atteint la barre des 20%. Et dans les grandes métropoles comme Lyon, Nantes ou Paris, Marine Le Pen frôle à peine les 10%.

Et également, la question de l’importance des partis traditionnels se pose. Avec la non représentation des partis dit de « l’UMPS », serions nous entrain d’assister au déclin de l’establishment Français? Faut il désormais un parti construit autour d’un tribun pour accéder à Matignon?

Nous avons raison, nous petits belges, de nous passionner pour ces élections car elle nous concerne également. La montée des nationalismes en Europe est un réel danger pour nos démocraties et pour nos valeurs acquises la plupart du temps dans la douleur. Il ne faut cependant pas étouffer cette population européenne qui va mal et la pointer du doigt. Il faut prendre en compte son envie de renouveau. Il est donc urgent que les grands partis européens réagissent au lieu de fermer les yeux sur la misère et la précarité. Je conclurai ce billet par ma déception de ne pas avoir vu Benoit Hamon au second tour qui lui prônait une France et plus largement une Europe plus juste et plus verte. Mes chers lecteurs allemands et français, sauvez notre démocratie en votant pour l’avenir.

 

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