Archive mensuelles: avril 2017

« Macron-Lepen: une situation illogique! »

Les résultats du premier tour à l’élection présidentielle française sont tombés ce dimanche 23 janvier 2017 : Emmanuel Macron en tête avec 23,86%, suivi de Marine Lepen du haut de ses 21,43%. « En marche » et « Front National » sont donc les deux partis encore en lice pour la présidence. Si la France  semblent indécise, elle ne serait pas la seule à subir les conséquences de ses choix. (résumé avec angle)

Au lendemain des élections présidentielles françaises, le verdict semble mitigé au sein du peuple français. Au delà de la France, la Belgique pourrait également se sentir concernée. Nous sommes allés dans la Fnac du City 2 à Bruxelles, dans le rayon des livres politiques. Monsieur X, jardinier, a répondu à nos questions très franchement.

Louane: Bonjour Monsieur. On vous retrouve dans les rayons politiques de la grande librairie Fnac. On pourrait donc dire que vous vous sentez concerné par celle-ci. Que pensez-vous des résultats des élections françaises, tombés récemment ?
Monsieur X: Macron-Lepen ? Une situation illogique ! On ne s’y attendait pas, c’était trop prévisible, mais en même temps, si. Lepen, c’était prévu d’avance, mais Macron, survenu de gauche avec ses idées de droite ? C’est un faux rouge ! Il propose un système à l’envers de la doctrine socialiste. Il va de gauche à droite, il retourne sa veste. C’est un peu comme l’affaire Publifin en Belgique.

L.:Pourriez-vous associer des politiques belges aux Macron et Lepen français ?
M. X. :Maingain pourrait être associé à Macron, même si ses idées ne sont pas aussi fortes. Et Modrick Amen pour Lepen. Il est pour l’ancien système industriel.

L.:Pensez-vous qu’une telle situation « Macron-Lepen » pourrait arriver en Belgique ?
M. X.: Pas en Wallonie, on est bien trop accroché au Rouge. En Flandre, peut-être. Mais le système est différent. Comme je le disais, Marcon est un faux-rouge.

La politique, un prétexte pour justifier les écarts d’un jeune homme en marge

Assis sur un banc de la principale rue commerciale de Bruxelles, Mohamed fustige les personnalités politiques qu’il appelle « les méchants ». Cette première qualification, très réductrice, nous informe déjà sur ses opinions bien arrêtées. Arrivés au terme de l’interview, nous ne pouvons que mettre le doigt sur la mauvaise foi non dissimulée dont ce jeune homme déscolarisé a fait preuve. Il ne faut pas perdre de vue que, d’origine marocaine, celui-ci ne voit le paysage politique – qu’il soit français, belge, ou marocain – que d’un œil très subjectif et, en l’occurrence, plus que négatif. Donner à une jeunesse douteuse et mal domestiquée le rôle de victime du système est effectivement plus facile que d’admettre l’échec de parents répréhensibles, incapables de prendre en main l’éducation de leur progéniture. Par conséquent, force est de constater qu’il faut s’intéresser un tant soit peu à la politique lorsque l’on souhaite exprimer ses opinions, et non déblatérer, catapulter des propos infondés.

 

en marche vers les fronts nationaux?

La tour Eiffel n’a jamais été aussi proche de l’Atomium. Depuis des mois, la campagne présidentielle française ravive les passions dans notre petite Belgique. Face à la consécration de l’ultralibéral Emmanuel Macron et de la nationaliste Marine le Pen, plusieurs leçons sont à tirer de cette campagne. Tout d’abord la France connaît des clivages notamment entre ville et campagne, entre les gagnants de la mondialisation et les perdants. Dans des régions comme l’Alsace ou l’Aisne, victimes collatérales de la délocalisation, Emmanuel Macron n’a pas atteint la barre des 20%. Et dans les grandes métropoles comme Lyon, Nantes ou Paris, Marine Le Pen frôle à peine les 10%.

Et également, la question de l’importance des partis traditionnels se pose. Avec la non représentation des partis dit de « l’UMPS », serions nous entrain d’assister au déclin de l’establishment Français? Faut il désormais un parti construit autour d’un tribun pour accéder à Matignon?

Nous avons raison, nous petits belges, de nous passionner pour ces élections car elle nous concerne également. La montée des nationalismes en Europe est un réel danger pour nos démocraties et pour nos valeurs acquises la plupart du temps dans la douleur. Il ne faut cependant pas étouffer cette population européenne qui va mal et la pointer du doigt. Il faut prendre en compte son envie de renouveau. Il est donc urgent que les grands partis européens réagissent au lieu de fermer les yeux sur la misère et la précarité. Je conclurai ce billet par ma déception de ne pas avoir vu Benoit Hamon au second tour qui lui prônait une France et plus largement une Europe plus juste et plus verte. Mes chers lecteurs allemands et français, sauvez notre démocratie en votant pour l’avenir.

 

Tous des pourries!!!

Suite aux résultats tombés dimanche dernier aux élections présidentielles en France qui, ont aboutis à Marine Lepen et Emmanuel Macron en tant que candidat au second tour de la présidentielle, nous nous sommes demandés ce qu’en pensaient la population bruxelloise, à savoir: si ceci pourrait avoir un impact quelconque chez nous en Belgique.

Pour en avoir le coeur net, nous sommes descendus ce dernier samedi d’avril, dans les rues commerçantes de la capital afin d’interroger les concernés.

« Ce sont tous des gens malhonnetes » nous dis Mohammed, jeune marocain vivant en Belgique depuis peu. « Pour moi la politique c’est des conneries »