Archive mensuelles: mars 2015

Cláudia – carrots with cardamom?

It’s saturday morning. I could add rainy, but it’s not necessary. Through Parvis St. Gilles there is a street market. Almost everything can be find there: vegetables, fruits, cheese, eggs, meat, bread, flowers, portuguese food… even clothes and cleaning products. The diversity it’s not only present on the products for sale, but also on the sellers, on the shoppers and on those that are just walking around.
This kind of market makes you go through a quick journey. Your senses are bombed with so many colors, shapes, flavors, scents, sounds. And you can decide if you will take the things that you already know, or if you want to add something new to it. Basically, are you going to eat the carrots as always or do you want to try to add some cardamom?
Multiculturalism, in very simplistic way, is a little bit like that. Do we want to continue to believe that our culture is superior, that our values are the betters, or can we, at least have the curiosity of looking to the others and try to see want can we find that adds something to us.

If all these vegetables and fruits, so different in shape, colour, flavour and scent, can be together why can’t we?

Les belges aux yeux gourmands

Et nos libraires ils l’aiment, la littérature belge? Les auteurs belges sont-ils en vitrine, mis à l’honneur sur les tables, recommandés par les libraires? L’enquête commence à deux pas du Parvis de Saint-Gilles, dans une petite librairie de quartier au nom alléchant: « les yeux gourmands ».

Je m’attarde d’abord un peu devant la vitrine. Sous le nom de l’enseigne, une précision comme un sous-titre: « librairie de qualité ». C’est engageant et un rien intimidant. Je suis une lectrice de qualité, moi? C’est vrai qu’en vitrine, c’est bon et varié comme un buffet campagnard: Pier Paolo Pasolini côtoie Kamel Daoud, Fred Vargas contentera les amateurs de polar, et les gamins ne sont pas en reste. Et nos belges, alors? En vitrine je n’en vois qu’un: Thomas Günzig. Allez, je rentre.

A l’intérieur, on se sent un peu comme dans ces fêtes où, y a rien à faire, tout le monde se rassemble toujours dans la cuisine. Au milieu de la pièce, une grande table présente les pièces de choix. Du bon mais toujours pas du belge. Je me dirige vers l’étagère de « littérature » parce que tu sais bien que moi les essais (je les achète et je les range dans ma bibliothèque. Il m’est parfois arrivé d’en lire, qu’est-ce que tu vas t’imaginer?).

Et là, je trouve deux rangées bourrées de belges. Du belge en veux-tu en voilà, en même pas sur les étagères tout en bas ou tout en haut, non juste celles à hauteur de mes yeux gourmands. J’y retrouve mes friandises préférées, les jolis livres des éditions Esperluète, et de beaux plats de résistance avec les ouvrages de Jean-Philippe Toussaint, de Caroline Lamarche…

Et, oh mais qui voilà? Le tout petit glissé entre Biefnot-Danemark et mon copain David Gianonni, c’est Mon lapin à moi et ça fait plaisir de le voir là, avec ses petits camarades.

Après ce premier tour, je me dis que la libraire est sûrement une amie des belges. Pour en avoir le cœur net, je lui pose la question. Eh bien non, pas particulièrement. « Je ne m’y connais pas tellement », elle me dit. Pour elle, c’est la qualité qui compte, pas la belgitude des gens. Mais, je lui dis, quand même vous en avez beaucoup, et pas relégués dans un coin noir au fond du magasin. Et puis là, en face de votre comptoir, vous avez carrément un mur de Booklegs de chez Maëlström. « Ah oui », elle me dit. « C’est vrai ». Et puis quand même elle prend soin de valoriser les auteurs du quartier. « ça fait partie de la mission d’une librairie de quartier ».

Je repars avec le livre de Christine Van Acker sous le bras et les yeux rassasiés. Merci, Madame la libraire de qualité.

Des « bob@s » au quartier de St. Gilles, vrai ou faux?

Le quartier de St. Gilles, vivant, populaire, changeant. Qui et quoi le rend ainsi? des hommes? des femmes?

Pour trouver la réponse on s’est rendu au Parvis de St. Gilles, aujourd’hui samedi matin.

A 10h du matin, un jour publieux, pas beaucoup de clients ou de gens du passage sur les stand du parvis. Par contre les cafés pour déjéuner ou bruncher sont bien remplis.

Du côte des vendeurs, après un petit tour, on constate le peu de femmes vendeuses. Est-ce un métier pour femmes ou pour hommes? Voici leurs réponses:

PODCAST

En bref, c’est un métier dur, donc pour hommes. Il faut être sur le marcé déjà à 5h30 du matin pour tout installer et étaler la merchandise. Beaucoup le font depuis des années, même transmis de génération en génération. La cohabitation entre vendeurs est aimable. Ils aiment le contact avec le publique, les habituels comme les nouveaux, ceux de la semaine ou des week-ends.

Mais qui sont ces clients? des hommes? des femmes? Les opinions varient. Entre semaines à premier heure, des hommes. Restaurateurs du quartier qui doivent preparer des menus? Les travailleurs qui n’ont que ce moment pour profiter des merchandises typiques du marché? Au fur et à mesure que la journée avance c’est des femmes d’un certain âge qui viennent non seulement faires des courses mais aussi papotter avec les commerçants. Elles partages non seuelement leurs recettes casanieres mais aussi des histoires de famille. sont-elles plus inclinées à partages ces histoires avec des vendeurs hommes ou des vendeuses femmes? Certaines ont leurs préférences.

On dit que le quartier change, mais pas tous disent la même chose. il semblerait qu’il y une mysterieuse envie de changer le quartier populair vers un quartier des bobos… à suivre.

 

CITATIONS des entretiens !!! sortir des phrases percutantes

 

Axelle –

Un samedi matin au marché de Saint-Gilles

Sous la bruine, une longue rue montante, des étals à perte de vue, des centaines et centaines de produits: mais surtout des dizaines de vendeurs de toutes les nationalités qui attendent avec (im)patience le badaud qui voudra la boîte de Dash à 5 €, le soutien-gorge à dentelle à 1 €, les chaussures à 10 €.

Et avec le revenu de base, que deviendra cette rue?
Qui sera encore là parmi les vendeurs, parmi les achateurs?

Le centre de Bruxelles à pied: un projet en marche – Tamara, Basile, Zoé

Un centre-ville piétonnier pour Bruxelles, pour ou contre, les avis divergent. Yvan Mayeur (PS), bourgmestre de Bruxelles, insiste sur l’intérêt d’un centre sans voitures: « C’est un projet non seulement de mobilité, mais aussi de relance économique et esthétique à réaliser ».

D’ici fin 2017, l’élargissement de la zone piétonnière du centre-ville devrait aboutir. Celui-ci s’étendra de la place De Brouckère à la rue du Lombard en passant par la Bourse. Rappelons que d’après une étude d’Atrium en 2010, la rue neuve voit 16 300 000 piétons par an et le Boulevard Anspach 9 600 000, faisant d’elles les première et troisième artères commerciales les plus importantes de la Capitale. La zone, débarrassée des engorgements automobiles actuels, devrait être bénéfique aux commerces et faire de Bruxelles le plus grand centre piétonnier d’Europe. La voiture ne serait pas totalement exclue du centre, cependant, puisque les plans prévoient l’existence d’une bande de circulation à sens unique. Celle-ci devrait être une zone flexible, soit une voie accessible aux véhicules des habitants, livreurs et taxis.

Au niveau du budget, les premières évaluations réalisées tablaient sur un investissement de quelques 20 millions. Les négociations sont en cours avec Beliris, l’accord de coopération économique entre la Région de Bruxelles-Capitale et le pouvoir fédéral belge, pour que les fonds soient débloqués.

Si les partis de la majorité de la Ville de Bruxelles (PS-sp.a; MR-Open VLD) se sont mis d’accord sur le nouveau plan de circulation qui entrera progressivement en application dans le Pentagone, les avis divergent encore.

Ecolo/Groen redoute la création d’engorgements sur les voies alentours qui resteront ouvertes au trafic. Un réceptionniste hôtelier se questionne quant à ses clients qui devront déplacer leurs valises à pieds; il ajoute, moqueur, qu’il faudrait venir sur le Boulevard vers 8 heure du matin pour comprendre l’ampleur du problème. Un chauffeur de taxi, lui, met en évidence les incohérences que ces changements apporteront: le Boulevard inaccessible, les taxis devront contourner la zone, perdant en efficacité et rentabilité. Le Groupement des commerçants craint, pour sa part, que la durée prolongée des travaux nuise à leurs commerces.  Ils ajoutent que nombre de leurs clients (60%) font leurs courses en voiture et qu’ils se rendront probablement ailleurs.

Un chiffre que Philippe Van Parijs, philosophe à l’UCL, dément: il avance qu’il ne s’élève qu’à 14%. De leur côté, des touristes polonais trouvent l’aménagement actuel du Boulevard Anspach peu pratique et estiment qu’un piétonnier rendrait le quartier plus agréable. Un Louvaniste se souvient de la piétonnisation de deux axes commerciaux majeurs de sa ville et du mécontentement que le projet avait alors suscité. « Aujourd’hui, ajoute-t-il, le commerce s’y porte très bien ».

Dans l’ensemble, beaucoup de Bruxellois, même s’ils trouvent l’idée intéressante, se montrent sceptiques face aux problèmes logistiques qu’engendrera la nouvelle organisation du centre. Embouteillages dans les rues alentours, travaux sans fin et manque d’accessibilité à des points stratégiques de la ville, les Belges utilisent la route, ils n’y flânent pas. Deviendront-ils des touristes dans leur propre ville?

 

Un centre-ville piétonnier pour Bruxelles – Tamara

Un centre-ville piétonnier pour Bruxelles, pour ou contre, les avis divergent. Yvan Mayeur (PS), bourgmestre de Bruxelles, insiste sur l’intérêt d’un centre sans voitures.

D’ici fin 2017, le projet d’un axe piétonnier, allant de la place De Brouckère à la Bourse devrait être réalisé. Les réaménagements prévus entraîneront une meilleure mobilité mais également une relance économique et esthétique d’après Yvan Mayeur. Bruxelles, capitale de l’Europe, aurait alors le plus grand centre piétonnier d’Europe. Plus vert, le nouveau centre historique devrait être financé par Beliris, avec lequel les négociations vont s’ouvrir.

Des changements à différents niveaux de l’organisation bruxelloise devront suivre comme, par exemple, l’établissement d’un nouveau plan de transport pour les bus STIB dont les terminus se situent dans la zone. Mais le piétonnier ne s’arrêterait pas là et Mayeur vise la communication entre les différents points de passage à Bruxelles. Rappelons que d’après une étude d’Atrium en 2010, la rue neuve voit 16 300 000 piétons par an et le Boulevard Anspach 9 600 000, faisant d’elles les première et troisième artères commerciales les plus importantes de la Capitale.

La voiture ne serait pas totalement exclue du centre, cependant, puisque les plans prévoient l’existence d’une bande de circulation à sens unique. Celle-ci devrait être une zone flexible, soit une voie accessible aux véhicules des habitants, livreurs et taxis. Pour les touristes et les personnes à mobilité réduite, un petit train électrique permettra des déplacements plus aisés.

Si les partis de la majorité de la Ville de Bruxelles (PS-sp.a; MR-Open VLD) se sont mis d’accord sur le nouveau plan de circulation qui entrera progressivement en application dans le Pentagone, les avis divergent encore. Certains se montrent très satisfaits de l’initiative comme Pic Nic The Street, d’autres redoutent des dommages collatéraux. Engorgements dans les rues alentours, pertes de clients pour les commerces du centre, telles sont les craintes d’Isabelle Norro, représentante de Touring, et du Groupement des commerçants qui avance que 60% des chalands du Boulevard Anspach font leurs courses en voiture. Ce chiffre est pourtant démenti par d’autres, comme Philippe Van Parijs, philosophe à l’UCL, qui avance qu’il ne s’élève qu’à 14%.

Un centre-ville piétonnier, historique et plus vert d’ici fin 2017, telle est la vision d’Yvan Mayeur. En admettant qu’elle soit possible.

Un grand piétonnier à Bruxelles – Zoé

Que l’on fasse un city-trip ou un voyage de longue durée dans une capitale, bien souvent on privilégie les pattes, plutôt que les roues. Ne connaissant pas le réseau routier de la ville visitée, on fait confiance aux cartes plutôt qu’à la circulation. Et ce qui nous paraissait fort éloigné, ne l’est plus forcément.

Voilà le nouveau plan lancé par Yvan Mayeur (PS) : faire de la ville de Bruxelles la plus vaste des zones piétonnes en Europe (sans compter Venise évidemment). En gros, que nous, habitants et citoyens bruxellois, soyons touristes de notre propre ville puisqu’il nous faudrait nous déplacer à pied, ou flâner le long des rues – et des boulevards! – dans les différents quartiers du centre.

Le dessein annoncé par le Bourgmestre serait d’améliorer la qualité de vie des piétons dans les espaces publics en réduisant la charge de trafic de 20% par rapport à 2001 d’ici 2018; et de continuer dans sa lancée en diminuant jusqu’à 40% d’ici 2040. Bien entendu des parkings seraient mis à la disposition des citoyens: Els Ampe (openVLD), l’échevine de la Mobilité, des Travaux publics et du Parc Automobile, prévoit ainsi de créer quatre nouveaux parkings et de faire étendre celui de la Place Poelaert. Pas moins de 1600 places supplémentaires… C’est sans compter sur les 34 parkings publics déjà disponibles à Bruxelles, soit près de 20 000 places. Ce qui place Bruxelles dans le top 3 des plus hauts ratio européen.

Le défi est relevé: dès cet été on assistera à une modification du réseau de bus de la STIB dans le centre de Bruxelles. Au lieu de cinq terminus dans l’hypercentre, on n’en comptera plus que trois.

Pourquoi tant de changements? Bruxelles a décidé de promouvoir la « mobilité douce », autrement dit, des modes de déplacement qui n’ont recours qu’à l’énergie humaine, tels que la marche à pied ou le vélo. Les changements opérés permettront un mode de déplacement complémentaire aux autres modes comme le métro, le bus ou le tram mais aussi un « mode de déplacement alternatif efficace pour les déplacements usuels » (selon Bruxelles Mobilité). On peut noter la place du Jeu de Balle, la rue du Chevreuil, les quartiers du Béguinage et de Dansaert dans les modifications. De la Bourse à De Brouckère, il nous faudra nous débrouiller autrement.

piétonnier à Bruxelles: le débat entre les autorités et les commerçants-Marie

Suite à l’accord de la majorité, Bruxelles a décidé d’agrandir le piétonnier déjà existant près de la Grand-place. Les commerçants voient cela d’un mauvais oeil car, selon eux, leur chiffre d’affaire pourrait baisser.

L’idée d’un  piétonnier a suscité énormément de débats dans la capitale. Il s’agirait de transformer tout le centre-ville: de la place de Brouckère à la Bourse. Pour certains, cela apportera un nouveau souffle à la capitale européenne:  un nouveau plan de transports en commun qui permettrait aux personnes de se rendre plus facilement dans le centre, plus de sécurité, plus de flânerie, de nouveaux arbres plantés, etc. Tout ces éléments réunis, les touristes pourraient se sentir plus à l’aise dans ce nouvel environnement et cela les inciteraient à plus facilement faire les magasins. De plus, cela donnerait un nouveau titre à Bruxelles puisqu’elle serait la capitale avec le plus grand piétonnier d’Europe.

Mais les commerçants, eux, sont opposés à ce projet. En effet, ils ont peur que, durant la durée des travaux, leur chiffre d’affaires baisse. Un autre problème est les places de parking : de nouvelles devaient être construites pour « l’ouverture officielle » du piétonnier mais elles ne seront certainement pas prêtes. En outre, la question du budget doit être soulevée: qui va payer? Et combien cela va-t-il coûter? Sans oublier les problèmes de circulation qui risquent de s’accroître autour du centre-ville: quelles déviations les gens vont-ils devoir prendre? Cela risque d’engorger encore plus certains axes de circulation déjà fortement empruntés.

En conclusion, cette idée ne laisse personne indifférent. Il est intéressant de constater que chacun a une opinion précise sur la question et que, d’un côté comme de l’autre, les arguments sont durs comme du macadam.

 

Bruxelles ville piétonne : au centre des débats (Basile)

Dès l’été 2015, le visage du centre-ville de Bruxelles sera considérablement modifié par un plan visant à rendre le centre-ville aux piétons. Une initiative qui ne fait pas que des heureux.

Le plan

Le projet de piétonisation de Bruxelles gravite autour de trois axes: perfectionner le fonctionnement de la zone, étendre le périmètre piéton et voir plus loin. Le but recherché est d’améliorer la qualité de la vie en ville, augmenter l’attractivité touristique en mettant en valeur le patrimoine historique et faciliter et sécuriser la promenade sur les axes commerciaux, tout en faisant de notre capitale le plus grand centre piétonnier d’Europe. Les véhicules automobiles se verront donc refuser l’accès à certains grands axes tels que la place de Brouckère, une partie du boulevard Anspach et la rue du Midi. La mobilité serait, selon le plan, compensée par un renforcement des transports en commun et l’accessibilité aux cyclistes.

Avis partagés

Tout le monde ne se satisfait pas de l’initiative. Bien que l’idée d’un centre-ville piéton fasse l’unanimité, certains commerçants craignent que la durée des travaux diminue leur chiffre d’affaire et ne soit fatale pour les plus fragiles. D’autre part, l’opposition politique Ecolo/Groen attire l’attention sur le risque d’engorgement des axes périphériques à la zone piétonne et déplore l’élargissement (Place Poelart) ou la création (Place Rouppe, Yser,…) de nombreux parking qui auraient un effet « ventouse » pour les conducteurs. Enfin, le timing fait débat puisque les travaux ne seront terminés qu’en 2018-2020, alors que certains axes seront déjà rendus piétons dès 2015.

Malgré tout, le programme est défendu par d’autres mouvements, tels que Picnic The Streets (qui organise des pic-nics sur des grands axes en bloquant temporairement l’accès aux voitures) dont un responsable souligne que l’engorgement ne sera pas excessif et que les craintes étaient les mêmes lors de la piétonisation de la rue neuve dans les années 70, et qui fût au final bénéfique pour les commerçants. Une frange de ces derniers, plus optimiste que les opposants, voit d’ailleurs d’un œil positif la réalisation du plan dans le long-terme.